Complex Meshes

Complex Meshes 2015

Complex Meshes 2015
installation de réalité virtuelle générative et interactive

Musique : Jacopo Baboni Schilingi

Installation de réalité virtuelle générative et interactive

Festival Lumiere, Cathédrale de Durham, Durham, Angleterre

Commissaire : Curators : Helen Marriage / Artichoke

Logiciel : Cyrille Henry / Antoine Villeret

Production technique : Voxels Productions

Cathédrale de Durham / The College
Durham DH1 3EH
Royaume-Uni

Du : 12/11/2015 Au : 15/11/2015

http://www.lumiere-festival.com/

A l'occasion de « Lumiere », Miguel Chevalier imagine une création numérique inédite « Complex Meshes » pour la cathédrale de Durham, édifice construit à partir de la fin du XIe siècle et le plus abouti de l'architecture normande en Angleterre.

Après « Tapis Magique » projection sur le sol de la nef de la cathédrale de Casablanca, « Complex Meshes » est une projection monumentale sur l'exceptionnelle voûte de la nef de la cathédrale, audace architecturale très en avance sur son temps, qui annonce l'art gothique.

Un Mesh est un objet tridimensionnel constitué de sommets, d'arêtes et de faces qui forme des  polygones, utilisé en modélisation ou en architecture. Les meshes à l'aspect fil de fer deviennent ici une esthétique à part entière.
Différentes trames colorées composés parfois de triangles, de quadrilatères ou d'autres polygones se superposent, évoluent, se transforment lentement en temps réel. Ce grand drapé virtuel de lumière se tord, se déplacent, se redimensionnent pour créer des formes plus diversifiées et complexes. La surface se déforme en volumes et dessine des paysages abstraits. Nous découvrons des univers très graphiques sans cesse renouvelés.
Ces grilles de couleurs crée des effets de trompe l'oeil très étonnant. Elles perturbent les perceptions des visiteurs en créant une sensation d'arcs en mouvement. Cette installation fait référence aux artistes de l’art cinétique et de l’Op’Art (Bridget Riley, Victor Vasarely, Jesús Rafael Soto, Julio Le Parc...), qui ont mené des recherches sur le mouvement et l’illusion d’optique et qui préfigurent l'art numérique.

Cette œuvre interagit avec le public grâce à des capteurs qui détectent les déplacements des visiteurs dans la nef de la cathédrale. Leurs mouvements modifient cette fresque de lumière qui évolue au fur et à mesure de la soirée. Le visiteur fait et défait l’œuvre. L'expérience visuelle est enrichie par la création musicale de Jacopo Baboni Schilingi.

« Complex  Meshes » souligne grâce à la lumière l'architecture du lieu, les volume des arcs qui s'animent sous nos yeux. Cette installation numérique est en résonance avec la haute technicité de la voûte, constituée d'arcs de style roman qui se croisent en diagonale, préfigurant l'ogive de style gothique qui va permettre d'alléger les cathédrales. « Complex  Meshes » univers fluides et en suspens, amplifie l'impression de légèreté de la nef.

Cette peau de pixels fait corps avec la pierre et dégage une énergie rayonnante. Les visiteur sont invités à s’asseoir sur les bancs et à lever les yeux vers le haut. Le spectateur à l'impression de voir à travers un kaléidoscope géant, symbolisant la nature infinie de la création et qui transformerait la voûte de la nef en un univers de constellations. Cette œuvre immatérielle à l'esthétique filaire permet de retranscrire l'invisible, comme la notion de flux et de trouver l'essence des choses. Cette installation très poétique invite au rêve et a une élévation spirituel.

Un film par Claude Mossessian