Méta-Cités

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Méta-Cités 2020

Méta-Cités 2020

Art to Be Gallery, Lille, France

Vernissage le jeudi 11 juin 2020

Art to Be Gallery
44, rue Saint André
59000 Lille

www.arttobegallery.com

Art to Be Gallery présente l'exposition personnelle Méta-cités 2020 de l'artiste Miguel Chevalier. Pionnier de l'art virtuel, Miguel Chevalier utilise depuis 1978 l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Son travail aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, tels que l’hybridation, la générativité et l’interactivité.

L’exposition Méta-cités explorent le thème de la ville et de ces transformations urbanistiques.

Haussmann, Cerda et Otto Wagner ont élaboré des modèles urbains capables de restructurer la ville et de réorganiser sa circulation, mais aujourd'hui, les flux de circulation, les échanges en temps réels, obligent à repenser la cité dans son rapport à la vie et au territoire. Les outils informatiques permettent désormais d'explorer ces cités digitales nouvelles, dans leur devenir-monde.

L'oeuvre Méta-cités présentée sur un écran LCD, représente une ville virtuelle qui s'inspire des espaces urbains propres aux mégalopoles. Ville planétaire, sans localisation, sans début, ni fin, sans centre et périphéries, cette Méta-cité est  constituée de bâtiments filaires qui défilent sous nos yeux. Cette ville se génère d'elle-même en un chaos de dynamismes et de flux non programmables. Elle est  révélatrice d'un principe urbain générique qui s’auto-reproduit sans état d’âme, sans repères, sans souci de singularité. Elle téléscope les époques et nous projette dans une ville où la nature disparaît au profit d’un urbanisme effréné et où, à terme, les villes se rejoindront entre elles. Ce n'est plus qu'un immense enchevêtrement de réseaux, une architecture du cyberespace, impossible à parcourir ou à connaître en totalité.

Au regard de cette œuvre sur écran, sont présentées une série d’œuvres fixes, sous forme d’impressions numériques en couleur et en noir et blanc issues des univers de  Méta-Cités qui figent ces villes imaginaires dans leurs expansions.
La série « Méta-Cités – White and Black » et « Pixel-Cités » sont un hommage aux origines de l'œuvre numérique : le pixel. Point élémentaire de toute image numérique, le pixel est un motif récurrent dans le travail de l'artiste et de ses recherches. Il est pour lui l'équivalent de la touche picturale. Si Richard Hamilton, Roy Lichtenstein ou encore Alain Jacquet se sont intéressés à l’agrandissement du point et de la trame offset, Miguel Chevalier développe une écriture non plus fondée sur la trame de points comme ces artistes, mais sur la trame du pixel. Le pixel, agrandi, mis en mouvement ou fixe, devient autonome et compose des univers abstraits et très graphiques empreint de poésie.

L’exposition présente enfin une série de sculptures en plexiglas réalisée grâce à la technique de découpe laser qui matérialise ces architectures imaginaires. La superposition des plaques transparentes ajourées crée des effets de mouvements cinétiques inédits renforcés par la lumière qui traverse les découpes. Il en émerge une esthétique du virtuel, mêlant matière et pixels. L’artiste devient un sculpteur du virtuel.

L’artiste retranscrit à partir de cette esthétique, les notions de flux et de réseaux. Il rend visible l’invisible, révèle l’essence des choses dans un monde sans cesse en évolution. Il traduit les formes nouvelles de la vie contemporaine et des villes aujourd'hui : renouvellement incessant, vitesse, transformation.
Abandonnant toute mémoire chronologique et linéaire, Miguel Chevalier construit en images, une "constellation de temps et d’espaces" urbains, entre destruction et construction, croissance et mutation.

L'exposition Méta-Cités propose une réflexion pour renouveler le regard sur la ville et sur l’architecture, pour réinventer la ville de demain et imaginer notre monde futur.