Méta-Territoires

Méta-Territoires 2015

Méta-Territoires 2015
Exposition Personnelle

Galerie Fernand Léger, Ivry-sur-Seine, France

Adresse :
93 avenue G. Gosnat
94200 Ivry-sur-Seine
France
Tél : +33 (0)1 49 60 25 49
 

Du : 02/10/2015 Au : 19/12/2015

http://fernandleger.ivry94.fr

L'exposition « Méta-Territoires 2015 » explore à travers la présentation de deux installations numériques et une série d'oeuvres fixes pour la plupart inédites, les thèmes de la ville et de ces transformations urbanistiques telles que les connaît Ivry-sur-Seine.
Sensible à l'évolution du développement des villes et à leur mondialisation, les œuvres présentées dans l'exposition s'inscrivent dans la continuité d'œuvres antérieures, développées dans les années 90 et 2000 (Aller/Retour – Tokyo/Kyoto,  Villa Kujoyama, 1996 ; Périphérie, Espace Cardin, Paris, 1998 ; Mémoire et Mutations, La Fabrique, Beyrouth, 1999 ;  Métapolis, Marco, Monterrey, Mexico, 2002).  

L’artiste est susceptible de livrer des pistes de réflexion pour renouveler le regard sur la ville et sur l’architecture, pour réinventer la ville de demain et imaginer notre monde futur.

La première installation numérique « Méta-cités » projetée dans la salle 1 est une ville virtuelle planétaire, sans localisation, qui s'inspirent des villes et des espaces urbains propres aux mégalopoles. Cerda, Haussmann et Otto Wagner ont élaboré des modèles urbains capables de restructurer la ville et de réorganiser sa circulation, mais aujourd'hui, les flux de circulation, les échanges en temps réels, obligent à repenser la cité dans son rapport à la vie et au territoire. Les outils informatiques permettent désormais d'explorer ces cités digitales nouvelles, dans leur devenir-monde.
« Méta-cités » est révélatrice d'un principe urbain générique1 qui s’auto-reproduit sans état d’âme, sans repères, sans souci de singularité. Sans début, ni fin, sans centre et périphéries, Méta-cités est une ville virtuelle constituée de batiments filaires qui défilent sous nos yeux et que le spectacteur peut explorer grâce à une interface tactile.
Méta-cités se développe de manière matricielle et se transforme perpétuellement. Cette ville se génère d'elle même en un chaos de dynamismes et de flux non programmables.
Cette ville virtuelle téléscope les époques et nous projette dans une ville où la nature disparaît au profit d’un urbanisme éffréné et où à terme les villes se rejoindront entre elles. Méta-cités n'est plus qu'un immense  enchevêtrements de réseaux, impossible à parcourir ou à connaître en totalité, une ville virtuelle dont nous n'aurions qu'un schéma spatial. Méta-cités est en quelque sorte un générateur d'utopies urbaines, une architecture du cyberespace.

« Méta-Ivry », seconde installation numérique créée spécifiquement pour l'exposition, traite de la mutation de la ville d'Ivry-sur-Seine que l'artiste connaît bien pour y avoir son atelier près de la confluence de la Seine et de la Marne. Cette création montre une autre approche de l'urbanisme, où les projets urbains se fondent sur la géographie et l'histoire du lieu, pensant le dialogue au site, sans nier l’apport contemporain indispensable pour évoluer.
Une bande d'images vidéos filmés dans les rues d'Ivry se superpose à des éléments d'architectures imaginaires en 3D. Ce travelling qui traverse la ville de part en part, crée  un télescopage troublant d'images, renforcé par l'univers sonore créé par Jacopo Baboni Schilingi, qui emprunte des références sonore lié au milieu urbain (chantier de construction, circulation automobile...). Fragments de l'industrie passée se mêlent aux architectures contemporaines et bâtiment en construction.
Cette double trame qui défile à grande vitesse, crée un maillage cybernétique entre réalité et fiction, véritable métaphore de cette ville en mutation avec notamment le projet d'Ivry Confluences.  « Méta-Ivry » inscrit le temps dans la ville, ravive la mémoire de ce qu'a été Ivry et témoigne de la vitalité de cette ville présente et à venir.


En parallèle de ces deux créations, seront présentées une série de sculptures réalisées à partir des techniques de découpe laser et d'impression 3D. Parmi ces œuvres, Méta-cités est une sculpture réalisé par impression 3D qui réprésente une ville composée d'un labyrinthe d'architectures hybrides. L'impression 3D, qui permet désormais matérialiser le virtuel, est une véritable révolution pour le domaine de la sculpture et va également bouleverser notre environnement. La technologie de ces impressions 3D évolue très vite et à terme nous pouvons imaginer qu'elles génèreront des espaces uniques très complexes, tout en modifiant considérablement les coûts de production et de réalisation. Si les premiers tests d'impression de maison on vu le jour en Chine, nous pouvons imaginer que très bientôt nous pourrons construire non seulement des architectures de grande taille en couleur, mais peut-être même avoir la possibilité d’imprimer une ville entière...

A travers le thème de la ville, l'exposition nous montre comment l'artiste peut transposer une forme de réalité dans un nouvel imaginaire, ou comment créer un imaginaire à partir d’une réalité.
Ces créations génèrent un monde sensible qui ouvre de nouveaux horizons et une écriture poétique capable de soulever des émotions. Elle nous invite à lire et à vivre la ville autrement.
Miguel Chevalier saisi avec le virtuel l'insaisissable et traduit les formes nouvelles de la vie contemporaine et des villes aujourd'hui : renouvellement incessant, vitesse, transformation. Abandonnant toute mémoire chronologique et linéaire, il construit en images, une "constellation de temps" urbain, entre destruction et construction, croissance et mutation.

Un film par Claude Mossessian