Orbites

Orbites 2019

Orbites 2019

Logiciel : Claude Micheli

Beaugrenelle, Paris
Du 12 septembre au 7 novembre 2019
Curateur : Jérôme Neutres
Coordination : Büro Constance Breton
Production technique : Voxels Productions / LedPXL

Beaugrenelle Paris
Atrium Magnetic
12 rue Linois
75015 Paris

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https://www.beaugrenelle-paris.com/

Du 12 septembre au 7 novembre 2019, Beaugrenelle présente l'exposition Orbites de Miguel Chevalier, composée de deux œuvres dynamiques de lumière : Orbites 2019 sculpture monumentale suspendue dans l'atrium ; La Table des Convivialités, installation numérique interactive présentée au niveau -1 de l'atrium.

Orbites 2019 est une sculpture-installation de lumière de 14 m de hauteur suspendue dans l’atrium sous la verrière. Cette sculpture-installation se compose de 9 anneaux en aluminium parcourus de leds. Les anneaux, de 1,50 m à 3 m de diamètre, se jouxtent les uns aux autres en cascade. Ces anneaux en équilibre tournent légèrement avec l’air ambiant. Ils sont comme des anneaux de jonglage arrêtés en plein vol. Cette œuvre est une première pour l'artiste. Elle a été imaginée spécifiquement par rapport à Beaugrenelle. Elle entre en résonance avec l’architecture de l'atrium composé à chaque étage d’ellipses. Le cercle, figure de l’abstraction moderne, est également un clin d’oeil aux artistes qui ont introduit le mouvement dans la sculpture du 20ème siècle, de la roue de bicyclette de Marcel Duchamp, aux mobiles de Calder.

Grâce aux Leds qui revêtent la sculpture et à un programme informatique spécifique (logiciel : Claude Micheli), différentes chorégraphies lumineuses colorées sont générées en temps réel. Elles donnent vie aux 9 anneaux et transforme sans cesse le volume de la sulpture.

D’étonnantes expériences visuelles se créent en jouant sur la circularité et la hauteur de cette sculpture-installation. Une nouvelle poétique de la matière s’élabore, une esthétique de la lumière à l’état pur dans ses variations combinatoires. Des univers graphiques oscillent en permanence à travers différents registres plastiques selon les moments de la journée et offrent des dynamiques contrastées : pulsations douces ou rapides, mouvement de haut en bas qui joue de la verticalité, mouvement circulaire,  variations de couleurs en monochromie ou en bichromie…

Des flux lumineux  embrassant toutes les couleurs du cercle chromatique évoluent en permanence, circulent d’un anneau à l’autre, se croisent, s’égarent en de multiples chemins aléatoires. Ces lignes de flux sont l’image métaphorique de la multiplicité de données générées chaque jour qui trament notre environnement, qui circulent en continu à une vitesse toujours plus rapide.

Composée de cercles, représentant aussi bien la vie à l’échelle microscopique (atome) que macroscopique (planètes et univers), cette création traite de la vie, de la mutation, de la transition et du mouvement perpétuel.

Cette oeuvre cosmique propose une poétique du temps avec sa vitesse et ses variations: effacement, traces, strates d’un temps-flux, avec ses coupes, ses circuits, ses devenirs.

La Table des Convivialités est une installation numérique générative et interactive qui mêle réel et virtuel, technologie et poésie. Au niveau -1 de l'atrium, le plateau de bois d'une table de 5 m x 3,50 m, devient le support d'un univers virtuel projeté qui évolue en temps réel (logiciels : Cyrille Henry et Antoine Villeret). Différents tableaux graphiques noirs et blancs ou multicolores se succèdent aléatoirement. Pixels, réseaux de lignes, maillages, courbes se succèdent et ondulent sous nos yeux.
Ces univers virtuels interagissent avec les visiteurs qui caressent la table de leurs mains.  
Leurs mouvements désorganisent l'ordre apparent des pixels qui s'agitent dans tous les sens. Les lignes droites se brisent, forment des paysages abstraits. Les cellules s'écartent autour de la main, pour dévoiler différentes trames superposées.
Cette création s'inscrit dans la continuité des artistes de l’art cinétique et de l’Op’Art, qui ont mené des recherches sur le mouvement et l’illusion d’optique, et qui ont préfiguré la trame de pixels et l’univers numérique. D'étonnant univers cinétiques se créent. Les formes en mouvement semblent en volume sur cette surface plane.
Cette création permet une approche intuitive de l’interactivité. Elle nous permet d'éprouver la sensualité de la matière et de la lumière. On ne peut résister à l’envie de s’en approcher, de la toucher et d'interagir à plusieurs.

Un film de Claude Mossessian