Silène luminaris sive Muflier de Borges

Silène luminaris sive Muflier de Borges 2015

Silène luminaris sive Muflier de Borges 2015
Série des « Fractal Flowers »

Sculpture

Fondation Clément, Le François, Martinique

Oeuvre Unique

Eléments techniques :

Inox peint en rouge et orange

Dimensions : L : 3 m x P : 2,70 m x H : 3,00 m

Collection : Collection Fondation Clément, Martinique

Collaboration technique : Art Advisor : Frédéric Morel
Fabrication : Serrurerie de la Parette (France)

“Silène luminaris sive Muflier de Borges” est une sculpture en inox de la série des “Fractal Flowers”. Elle a été commandée par le collectionneur Bernard Hayot pour le parc de sa Fondation Clément en Martinique.

Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique. Depuis 2008, l'artiste explore les possibilités des techniques d'impression 3D.
Le travail de Miguel Chevalier explore sur un mode poétique et métaphorique, la question du lien entre nature et artifice qui aujourd’hui coexistent et s’enrichissent mutuellement.
Selon une démarche initiée à la fin des années 90, qui prend appui sur l’observation du règne végétal et sa transposition imaginaire dans l’univers numérique, Miguel Chevalier est le créateur de différentes générations de jardins virtuelles, telles que les “Fractal Flowers” (2008>2016), fleurs géantes évoluant au frontière d'un monde mi-minéral, mi-animal et mi-robotique. Ces fleurs sont générées à l’infini grâce à un logiciel informatique. Elles naissent aléatoirement, s’épanouissent et meurent en fonction de leur « code morphogénétique ». Les “Fractal Flowers” dévoilent des formes très sculpturales, poussées à l'extrême de leur géométrisation.

“Silène luminaris sive Muflier de Borges” est une des graines qui compose les jardins “Fractal Flowers”. A partir de son oeuvre de réalité virtuelle, Miguel Chevalier peut désormais générer une fleur imaginaire, l'arrêter au moment de sa croissance et obtenir un fichier 3D qui lui permet grâce à la technologie d'impression 3D par frittage de poudre, de réaliser de petites sculptures / maquette (résine).
L'impression 3D est une véritable révolution pour le domaine de la sculpture, qui permet matérialiser des univers virtuels presque instantanément, de créer des oeuvres uniques très complexes.
Une esthétique du virtuel, mêlant matière et pixels et abolissant la frontière entre le virtuel et le réel, est en train de naître. L'artiste devient un sculpteur du virtuel.

Ce même fichier 3D et la “sculpture numérique” servent également à réaliser des sculptures à plus grande échelle, telle que la sculpture “Silène luminaris sive Muflier de Borges”.
Cette sculpture en inox a été fabriquée dans les ateliers de la serrurerie Sarragala, près de Marseille. La tige a été fabriquée à l'identique du modèle 3D. Quant à la fleur, au regard de la complexité du foisonnement des pétales, les serruriers, Rémy Darrigade et Marc Maisonneuve, ont laissé libre court à leur interprétation, tout en restant fidèle au rayonnement et au rythme tournoyant de la fleur virtuelle.

Cette fleur monumentale s'épanouit maintenant dans le parc de la Fondation Clément en Martinique, parmi les nombreuses espèces exotiques, tels que les palmiers royaux, les bananiers et les champs de canne à sucre. Elle est elle-même une forme d'exotisme.
Cette fleur géante qui se dédouble grâce à son reflet dans le miroir d'eau, rayonne également parmi les autres sculptures du parc, des artistes Bernar Venet, Pablo Reinoso, Catherine Ikam, Jeppe Hein...
Imposante de par sa couleur rouge/orange éclatante et sa taille hors norme, elle se détache sur ce paysage très vert. La nuit, par sa mise en lumière, elle irradie et crée le mystère.

Un film de Claude Mossessian