Ubiquity 2

Ubiquity 2 2018

Ubiquity 2 2018
Exposition personnelle

Wilmotte Gallery at Lichfield Studios, Londres, Royaume-Uni

133 Oxford Gardens
Londres W10 6NE

Vernissage le 12 avril 2018 à 19h00
Vernissage presse à 18h00
Exposition du 12 avril au 15 juin 2018

http://www.wilmotte.fr/en/galleries-w/londres

Ubiquity 1 à The Mayor Gallery, Londres
Exposition du 12 avril au 1er juin 2018

Ubiquity 2 à The Wilmotte Gallery à Lichfield Studios, Londres :
Vernissage le 12 avril 2018 à 19h00 / Vernissage presse à 18h00
Exposition du 12 avril au 15 juin 2018

UBIQUITY 1 & 2 sont les deux premières expositions personnelles de l'artiste français Miguel Chevalier en Angleterre. Pionnier de l'art virtuel, Miguel Chevalier utilise depuis 1978, l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Son travail aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, tels que l’hybridation, la générativité et l’interactivité.
 
Ubiquity 1 et Ubiquity 2 explorent le thème de la ville et de ces transformations urbanistiques, à travers une série d'oeuvres numériques, d'impressions et de sculptures. Sensibles à l'évolution du développement des villes et à leur mondialisation, ces travaux s'inscrivent dans la continuité d'œuvres antérieures de l'artiste (Aller/Retour-Tokyo/Kyoto, 1996, Villa Kujoyama, Japon ; Périphérie, 1998, Espace Cardin, Paris ; Mémoire et Mutations, 1999, La Fabrique, Beyrouth, Liban ; Métapolis, 2002, Marco, Monterrey, Mexico ; Méta-Territoires, 2015, Galerie Fernand Léger, Ivry-sur-Seine, France).

A la Galerie Mayor, sont présentées sur écrans LCD, les œuvres virtuelles « Méta-cités » 2018.
Villes planétaires, sans localisation, sans début ni fin, sans centre et périphérie, les « Méta-cités » sont constituées de bâtiments filaires qui défilent sous nos yeux. Ces villes se génèrent d'elles-mêmes. Ces « Méta-cités » sont révélatrice d'un principe urbain générique qui s’auto-reproduit sans état d’âme, sans repères, sans souci de singularité. Elles télescopent les époques et nous projettent dans des univers où la nature disparaît au profit d’un urbanisme effréné dans lequel l’expansion amènera à terme à la fusion des villes entre elles. Ce ne sont plus que des immenses enchevêtrements de réseaux, une architecture du cyberespace, impossible à parcourir ou à connaître en totalité.

Au regard de ces deux œuvres sur écran, sont présentées une série d’œuvres fixes, sous forme d’impression numériques en couleur et en noir et blanc issues des univers de ces « Méta-cités ».
Les oeuvres « Méta-Cités – White and Black » et « Pixel-Cités » sont un hommage aux origines du numérique : le pixel. Point élémentaire de toute image numérique, le pixel est un motif récurrent dans le travail de l'artiste et de ses recherches. Il est pour lui l'équivalent de la touche picturale. Si Richard Hamilton, Roy Lichtenstein ou encore Alain Jacquet se sont intéressés à l’agrandissement du point et de la trame offset, Miguel Chevalier développe une écriture non plus fondée sur la trame de points comme ces artistes, mais sur la trame du pixel. Le pixel, devient autonome et compose des univers abstraits et très graphiques empreint de poésie.

Enfin, deux sculptures, intitulée « Archi-Sculptures 1 & 2 » complètent l'exposition. L’une est réalisée à partir des techniques de découpe laser et l’autre, qui représente une ville composée d'un labyrinthe d'architectures hybrides, en impression 3D. L'impression 3D en frittage de poudre, permet désormais de matérialiser le virtuel. Il en émerge une esthétique du virtuel, mêlant matière et pixels.


A la Galerie Wilmotte, les visiteurs découvriront une grande installation de réalité virtuelle interactive projetée « Méta-Cities » 2018. Le spectateur s'enfonce dans les méandres d'une ville virtuelle qui se développe à l'infini. Il peut explorer 3 univers urbains différents via une interface tactile. Ces villes entre réel et simulation, s'inscrivent dans un espace-temps transformable.
 

Miguel Chevalier s’interroge sur la manière de s’approprier et retranscrire la ville confrontée à une multiplication de réseaux. Ces créations sont le fruit d’une réflexion pour renouveler le regard sur la ville et sur l’architecture, pour réinventer la ville de demain et imaginer notre monde futur. Il révèle avec le virtuel l'insaisissable et traduit les formes nouvelles de la vie contemporaine et des villes aujourd'hui : renouvellement incessant, vitesse, transformation. Abandonnant toute mémoire chronologique et linéaire, il construit en images, une "constellation de temps et d’espaces" urbains, entre destruction et construction, croissance et mutation.

Lumière, mouvement, énergie : de nouvelles poétiques de la matière s'élaborent dans la continuité des œuvres cinétiques. Miguel Chevalier retranscrit à partir de cette esthétique, les notions de flux et de réseaux. Il rend visible l’invisible, révèle l'essence des choses dans un monde sans cesse en évolution.

A cette occasion une nouvelle monographie en anglais et en français est publiée aux éditions Bernard Chauveau et co-éditée avec the Mayor Gallery. Cet ouvrage retrace le travail de Miguel Chevalier des 18 dernières années.